Florenville
Séjour embourbé au camping Le Florenville
4 – 5 – 6 avril 2026
Samedi : On s’embourbe sur notre emplacement de camping
En ce week-end de Pâques, nous cherchons une idée d’escapade. Les aires de camping-car semblent prises d’assaut (vacances côté néerlandophone obligent), alors nous pensons à Florenville, où nous avons à la fois d’excellents souvenirs (les aventures au camping à la ferme de Martué) et un beaucoup moins bon (la moto kamikaze venue s’encastrer dans notre regrettée Alfa Romeo… on en frisonne encore).
Le Camping Le Florenville semble ouvert. Sur le site, les photos donnent envie : emplacement au bord de la Semois, cadre verdoyant, et promesse de “sol robuste”… Les tarifs nous font un peu tiquer (18 € la nuit + 7 € par chien), mais bon, au diable l’avarice : la réservation en ligne est simple et rapide.
À notre arrivée… ambiance tout de suite un peu différente. De la boue partout, et un accueil débordé par les arrivées en lodges. Après un peu d’attente, une taxe de séjour supplémentaire et l’annonce que nous devrons quitter les lieux avant 10 h le lundi, nous obtenons enfin notre numéro d’emplacement.
Nous avançons dans le camping et rejoignons notre parcelle, curieusement à l’écart des autres camping-cars. Et là… erreur fatale. Reb s’engage en marche avant, et le véhicule se plante net. Nous sommes bloquées. Les roues d’Alfred patinent et s’enfoncent inexorablement dans la boue. Nous voilà complètement inclinées vers l’avant, impossibles d’avancer. Ça commence fort.
Retour à l’accueil : encore plus de monde, une ambiance tendue avec des vacanciers mécontents d’être séparés malgré leurs réservations de longue date… On nous promet de venir “au plus vite”.
Nous voilà donc coincées sur place, sans oser bouger de peur de rater un éventuel dépannage. Sauf qu’il ne viendra jamais ce jour-là, malgré une nouvelle tentative à l’accueil. La nuit se passe tant bien que mal, fort penchées… et surtout avec cette inquiétude de rester bloquées là pour une durée indéterminée.
Dimanche : Randonnée autour de Florenville
Dimanche, nous testons les sanitaires flambant neufs. L’ensemble est prometteur et plutôt agréable… même si quelques petits équipements (une raclette, des miroirs, une brosse pour les toilettes) ne seraient pas du luxe pour atteindre la perfection.
Nous repassons une nouvelle fois à l’accueil pour demander de l’aide, mais la dame ne peut pas vraiment nous en dire plus. Nous demandons donc un départ tardif le lendemain (18 € supplémentaires… on n’est plus à ça près) et décidons de profiter malgré tout de la journée en partant en randonnée autour de Florenville.
Nous traversons le centre du village avant de rejoindre la forêt communale en direction de Chameleux, que nous avions déjà découvert lors de notre passage à Orval. Une boucle agréable, où Nøna peut enchaîner les sprints pendant que nous profitons du calme des sous-bois. En chemin, nous ramassons quelques pierres plates, avec l’idée (optimiste) qu’elles pourraient peut-être nous aider à nous sortir de la boue.
Sur le chemin du retour, nous passons devant plusieurs lieux intéressants, dont le vieux moulin et la La Poivrière de Florenville. Cette petite construction est une ancienne redoute militaire du XVIIe siècle, intégrée au système de défense de la région, qui servait autrefois de poste d’observation et de protection stratégique.
De retour au camping, nous tentons tant bien que mal d’utiliser nos précieuses pierres pour sortir des ornières… sans grand succès. Dans un dernier élan d’espoir, nous envoyons un message WhatsApp à un numéro trouvé sur la page Facebook du camping. Et là, soulagement : le responsable nous annonce qu’il arrive avec un tracteur pour nous dépanner.
Quelques minutes plus tard, nous voilà enfin tirées de la boue. Le soleil réapparaît presque au même moment — timing parfait. On souffle… et on peut enfin profiter pleinement de la fin du séjour.
Lundi : Promenade en ville
Lundi, le soleil est au rendez-vous pour cette journée sans stress. Nous décidons d’aller faire un petit tour en ville en empruntant le chemin qui grimpe juste à la sortie du camping. L’effort est vite récompensé par de beaux panoramas sur la campagne environnante et la Semois.
Nous découvrons ensuite l’église, puis la place où se dressait autrefois un ancien château fort, avant de rejoindre la place du village de Florenville pour un verre en terrasse. Impossible de résister à quelques achats gourmands : nous craquons pour des spécialités locales, dont le pâté gaumais — une tourte typique de la région, garnie de viande de porc marinée au vin blanc et aux herbes.
Nous terminons la balade en faisant le tour de l’immense camping, où de nombreux lodges sont en cours de construction… ce qui nous laisse penser que les campeurs ne sont peut-être plus tout à fait la priorité du site.
Nous profitons encore un peu des transats et du passage de la camionnette du glacier avant de reprendre la route et de clôturer ce week-end mouvementé.
La localisation du site est vraiment splendide, surtout lorsque le soleil est au rendez-vous et que les terrains ne sont pas détrempés. En revanche, les tarifs restent assez élevés au regard des prestations proposées.
Le camping doit sans doute être très fréquenté — et potentiellement bruyant — en haute saison, notamment avec la piscine et les infrastructures de loisirs. Il présente clairement un beau potentiel, mais quelques détails mériteraient encore d’être améliorés, notamment au niveau des sanitaires et de l’organisation de l’assistance en cas de problème.
Dans ces situations, mieux vaut visiblement faire preuve de patience… et d’un bon sens de l’humour. Nous apprenons néanmoins de nos mésaventures et allons désormais nous équiper en matériel adapté pour pouvoir nous sortir plus facilement des embourbements à l’avenir.
